
C'est toujours une même quête qui anime les 2 Clubs. L'accession en LIGUE MAGNUS.
Les VIPERS rêvent d'amener la Ligue Magnus sur les bords de méditerrannée et d'en doter Végapolis, Odysseum et Montpellier.
Les BISONS ont une place à prendre dans une Ile de France orpheline de très haut niveau.

Les deux équipes sont satisfaites de leur match aller. Tout le monde est content....
Les VIPERS avaient dit leur envie de prendre les devants avec un écart d'avance. Il l'ont.
Les BISONS souhaitaient sortir du match aller avec le plus petit écart possible en leur défaveur. Ils l'ont.
Un but à l'avantage des Montpelliérains sépare les deux équipes engagées dans ces demi finales. Les BISONS ont souffert mais ont su préserver toutes leurs chances pour le match retour. Les VIPERS ont démontré que la saison régulière était finie et qu'il fallait désormais les compter pour des candidats sérieux à la finale.
Le banc de Neuilly au match aller
C'est quand même tout un dépit qui a saisi les franciliens lorsqu'ils se sont aperçu que les VIPERS d'avril n'avaient qu'un lointain rapport avec ceux d'octobre et avec ceux de janvier.
Quand la 2ème défense (Vipers) rencontre la 1ère attaque (Bisons) et que la 6ème défense (Bisons) rencontre la 5ème attaque (vipers), ça donne 1 but d'écart en faveur de la meilleure défense.
Marc André Allard is back....
Montpellier a présenté trois lignes capables de faire basculer la rencontre.
Les choix de Lionel Bilbao avaient donné au premier bloc la charge de contenir Martin Gascon et associés.
Ce sont les autres blocs qui ont pu faire le travail. En marquant en début et en fin de 1er tiers temps, Marc André Allard, du 2ème bloc, a fait peser son opportunisme de tout son poids. Il
a le numéro de Julien Figved. 2-2.
Le bras de fer du 2-2, c'est Richard Filip qui le remporte en faisant basculer le match en faveur des VIPERS. Andrej Bozik, l'ailier du 3ème bloc, a été l'homme du 3ème tiers avec 2
réalisations. 4-2 et 5-3.
Andrej Bozik, still there...
Les Bisons s'en sont totalement remis à Martin Gascon.
Le but marqué en one timer sur l'engagement gagné par Larson, c'est lui. Egalisation 1-1.
Le but marqué par Garrett Larson sur relais de Mysicka, c'est encore par lui qu'il est arrivé. Avantage Bisons.1-2
Le tir de pénalité, qui a semblé si facile à mettre, c'est encore le 10 des Bisons. Les Bisons sont à 4-3.
La folle remontée du palet à 40 secondes de la fin est conclue par le kid de Ville saint Pierre. Les Bisons sont à 5-4.
Lionel Bilbao, jeune coach
Lionel Bilbao n'a rien changé à sa philosophie.
Ne pas jouer le jeu de l'adversaire et ne considérer que son équipe, son équilibre, sa sérénité.
Le jeune coach Montpelliérain a du composer avec un challenge des plus difficile. Faire adhérer à ses vues à un effectif renouvellé à plus de 50%.
Faire adhérer et rendre cohérent le jeu d'une effectif à base de joueurs slovaques, suédois, nord américains et bien sûr français. A sa première saison complète, le coach montpelliérain doit
apprendre ses gammes à vitesse grand V, entre phases finales, blessures, hauts et bas. Leçons de choses.
Jérôme Pourtanel
C'est presqu'un vieux routard à côté de Lionel Bilbao que Jérôme Pourtanel.
Le Castelvirois est titulaire du poste d'entraîneur à part entière depuis la saison 2005 / 2006 où il ne s'est plus partagé entre joueur (gardien) et entraîneur.
Il a rejoint Neuilly en 2000 / 2001, alors en division 3. A la faveur des soubresauts du Hockey Français, l'équipe Nocéenne s'est retrouvée en Division 2 puis en Division 1. Sans remporter de titres mais à la faveur des chutes des uns et des autres, Jérôme Pourtanel et l'équipe du 9-3 a patiemment gravi les échelons pour arriver à cette demi finale retour.
MV est un jeune montpelliérain qui a découvert le Hockey sur Glace et les VIPERS avec Végapolis. Son regard tout en fraîcheur nous éclaire de temps à autre d'un reflet différent. Il a souhaité écrire quelques lignes sur ce club qu'il a vu naître et cet enjeu qui se profile.
Tout a commencé en 2002.
Pour les Montpelliérains, le hockey sur glace n'était auparavant qu'un sport un peu exotique. Celui de quelques passionnés désireux de le faire vivre sur la colline du Lunaret. A des années lumière de cet univers de fête et de spectacle qui connaît son apogée aux Etats-Unis et rime avec ces trois célèbres lettres : NHL.
Montpellier, ville de chaleur et de soleil par excellence, n'avait vraiment aucune raison de s'intéresser à un sport, qui semblait réservé, en France, à des villes de montagne comme Gap, Briançon, Grenoble ou à ses bastions de plaine, Rouen, Amiens.
A l'ombre des palmiers ou sur les plages de Maguelonne, ce sport là n'évoquait que le froid, pardi !
Cette erreur, Végapolis allait la réparer... Car s'il se joue sur une surface glacée, le hockey sur glace est un des sports les plus chauds qui soit. Son engagement physique, ses contacts à très
grande vitesse, son jeu alerte et si rapide, ainsi que sa dimension spectacle étaient taillés sur mesure pour cette ville jeune et vivante, où l'on ne demande qu'à s'enflammer.
C'est de cela que les Vipers sont nés et ont grandi.
Parti de rien, ce club gravit un à un les échelons du hockey national. Sous l'égide de quelques bénévoles qui y ont cru, avec d'abord un autre passionné, suisse celui là, nommé Pascal Ryser comme entraîneur, les Vipers ont réalisé l'exploit de monter de deux divisions en autant d'années.
Derrière cette ascension sportive fulgurante, le club a grandi, s'est structuré, sans jamais perdre de vue ses valeurs et ses ambitions. C'est à un autre homme de passion, Lionel Bilbao, que le club a confié la tache de poursuive son ascension sans perdre son âme, ni se perdre en route. Aussi volontaire sur la glace qu'en dehors, le Basque apprend à transmettre sa rage de vaincre et son envie de Hockey.
Avant même de disputer cette demi-finale retour face aux Bisons de Neuilly samedi soir, l'objectif est justement déjà atteint. Y croire et rêver encore...
Le reste ne sera que du bonus.
Mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin...
Les Vipers ont un rendez-vous, ce samedi, à Neuilly, un rendez vous avec leur jeune histoire, pour un autre exploit, une autre prouesse.
Bien sûr, ce club a encore beaucoup de marches à gravir pour atteindre les sommets du hockey français, il n'empêche que les revoir encore une fois à Végapolis serait une consécration.
Le rendez-vous serait chaud. Il serait bouillant...
Croisons les doigts...
MV
"Coco" Ravoire, Rapace, toujours....
C'est dans l'antre de Mériadek qu'a débuté l'autre demi finale.
Alexandre Cornaire fait trébucher Stephan Tartari, l'emblématique entraîneur joueur des Boxers qui a annoncé sa prochaine retraite.
Il ne tremble pas et marque le 1er but. Jean Charles Charrette remet les 2 équipes sur un pied d'égalité jusqu'à ce que Nicolas Mariage donne l'avantage aux Girondins. Jiri rambousek puis John Halverson font s'envoler Gap (2-3). Jiri Jelen donne des ailes aux Rapaces, mais Peter Vojtek entretient l'espoir, (3-4).
Tout est toujours possible pour les Boxers qui ont fait mieux que de faire de la résistance. Un parcours exceptionnel pour le promu de 2 saisons qui s'est installé parmi les tout meilleurs de la
division 1. Les hommes du président Pierrot peuvent être fiers du travail accompli. Ce n'est sûrement pas fini....
C'est vrai, on a attendu ce match depuis le début de la saison, le premier match de la demi finale... Une opposition avec un enjeu très fort, avec des équipes qui oublient le parcours en saison régulière pour viser la finale. Rien de plus normal que la pression s'installe dans de tels moments.
Il faut savoir la gérer. La pression peut paralyser, il ne faut, en aucun cas, la laisser nous bouffer et tuer le jeu. Il faut l'utiliser pour basculer dans l'euphorie, l'adrénaline de
l'évènement. Cela seul permet que tous les joueurs se transcendent, et évitent justement que l'enjeu tue le jeu. Ca a été le cas samedi, les joueurs n'ont pas eu peur de l'enjeu, ils sont tous
rentrés dans le match avec une énorme envie. C'est un des points forts de ce groupe, qui sait vivre ces moments là de façon intense, sachant mettre de côté beaucoup de choses, y compris la
pression, et prendre du recul avec toutes les perturbations qui peuvent arriver autour et dans l'équipe.
J'avoue avoir été surpris par l'allure qu'a pris ce match. Je m'attendais plutôt à un long round d'observation, avec un jeu assez fermé et pas beaucoup d'occasions de but. Le fait qu'on marque d'entrée a contribué à l'accélération très nette du jeu. Avec deux équipes joueuses, on retrouve vite de l'électricité, des étincelles, Neuilly a pris de la vitesse, et on a répondu du tac au tac.
Notre équipe, malgré ses qualités défensives, est tout de même faite pour produire du jeu. C'est ce qu'on a décidé de faire dès qu'on a vu que l'adversaire ne comptait pas le fermer de son coté.
Au final, on a assisté à une excellente rencontre de hockey samedi soir à Végapolis. Le résultat nous convient puisqu'on part à Neuilly avec une avance, ce qu'on avait fixé comme objectif. En fait,
5-4 avec un match ouvert ou 1-0, avec un match fermé, c'est pareil... Autant avoir joué. De plus, même si on est confiants pour la suite, on a toujours su que rien ne serait fait en 60 minutes,
qu'il faudrait se montrer très bons à l'extérieur pour être vainqueur sur l'ensemble des 120 minutes.
Je pense que tout est dit sur la physionomie de ce match retour... Au foot, sur une série aller-retour, et avec un but d'avance, on peut encore jouer pour conserver le résultat ou essayer de bloquer les tactiques offensives... Mais pas au Hockey. Sur la glace, c'est pas du tout pareil, les choses vont tellement vite qu'il serait extrêmement idiot de notre part d'aller à Neuilly pour faire un non-match, ou pour aller chercher un match nul.
Dans l'optique d'une qualification pour la finale, on part à Neuilly pour aller chercher la victoire. C'est seulement la victoire qui nous donnera la clé dont on a besoin pour rencontrer le
vainqueur de Gap Bordeaux. C'est dans cet esprit là qu'on va se préparer cette semaine, afin d'être prêts, samedi, à Neuilly.
Du coté négatif, la perte des engagements doit être soulignée, car on encaisse notre premier but sur un tir instantané à la suite d'un face off perdu. Or, que ce soit en attaque, où on peut créer
une situation de but, où en défense, où on peut effectuer une sortie de zone vers l'avant, il est extrêmement important de gagner les mises au jeu et éviter de procurer ces occasions à
l'adversaire. Ca a été une faiblesse de l'équipe, je vais en parler aux joueurs de centre, car, même si à la fin du match, ça allait un peu mieux, il nous faudra obligatoirement être plus présents
dans ce secteur.
Du coté positif, je reste sur une satisfaction globale quant à l'ensemble de l'effectif. Le premier bloc n'a pas réussi à faire le match que j'espérais d'eux, même s'ils ont essayé. On n'est de
toutes façons, pas dans une configuration d'effectif traîné par une ou deux individualités, c'est le travail complémentaire des 20 gars sur la glace qui nous a permis de prendre les devants
dans cette demi-finale. Ceux qui ont eu du mal seront peut être ceux qui feront la différence samedi...
Sinon, on a un collectif qui a pu compter avec le "retour en grâce" de Marc-André Allard, qui était un peu en manque de confiance depuis son retour de blessure, puis aussi l'implication d'Andrej Bozik, toujours aussi engagé, qui a fait un très bon match aux cotés de Ryan Moore et Yann Fornaguera. Robert Marton s'est montré encore une fois bien présent.
Même si on peut toujours trouver du bon et du moins bon sur chaque prestation de joueurs, l'ensemble reste bien satisfaisant.
Les buts marqués dans les premières minutes d'un tiers, et surtout dans les 2 dernières, peuvent avoir une grande incidence sur le moral et donc sur le match en lui même. Sur ce point, c'est nous qui avons donné le tempo, c'est pour ça qu'on a un avantage psychologique. Ce dernier but, encaissé à 40 secondes de la fin n'aura pas plus d'importance que ceux que nous marquons nous mêmes, en fin des 2 autres tiers temps. Je note qu'on a su faire la preuve de nos capacités mentales samedi, en égalisant au premier tiers, puis en prenant l'avantage au second. On a montré là notre motivation.
Neuilly savait qui nous étions avant le premier match de la série, même si leurs 2 victoires les avaient amené à nous sous estimer un petit peu. A leur décharge, nantis d'une moyenne de 7 buts par
match ils pouvaient oublier, avec beaucoup d'autres, qu'on avait la 2ème défense du championnat et eux la 6ème. Un ascendant a été pris à l'aller, mais on est qu'à la moitié du parcours... On verra
à la fin du match retour si notre bonne défense a été capable de frustrer suffisamment l'offensive des Bisons.
Le dernier match de la saison..?? Mais, on n'y pense même pas.!! Dans les têtes, aujourd'hui, il n'y a aucune place pour l'idée d'être en vacances dès ce samedi soir. On se refuse complètement de même l'envisager!
On a fait une bonne préparation lors de la semaine qui a précédé le match aller, c'était studieux. Je compte préparer ce match retour dans le même esprit, avec encore plus de sérieux. On a finalement toujours gardé la même façon de faire, d'aborder les matchs l'un après l'autre. Bien évidemment que Neuilly, avec son but de retard, essaiera sûrement de se montrer plus agressif offensivement, mais de là à se jeter à l'abordage...Je ne crois pas. Les Bisons possèdent un effectif avec beaucoup de qualités offensives, certes, mais l'équipe qui gagnera ce match sera celle qui parviendra à être régulière sur les 60 minutes. D'où le choix de conserver la même préparation. On va corriger quelques petits détails, qui n'ont pas très bien marché samedi soir, mais pour le reste, on garde la même direction.
La configuration du match va être modifiée par le fait de jouer sur une petite glace (56x26). C'est peut être le moment pour mettre beaucoup de pression sur leur 4 défenseurs, qu'on a bien réussi à mettre en difficulté, samedi. Il faudra un grand investissement offensif, un très bon repli défensif, un excellent positionnement défensif, ce n'est qu'avec ces atouts que l'on pourra vaincre à nouveau.
Propos recueillis par Scratcher
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