(Montpellier, le 7 septembre 2006) :
Il a commencé sa carrière d’entraîneur avec les enfants, dont le sien quand ce dernier a
atteint l’âge de 7ans. Il a entraîné les catégories 7 à 15 ans une dizaine d’années puis les juniors, U18, U20, les seniors qu’il a mené de la seconde division à la première
division.Il va réellement voir le niveau des équipes françaises lors des prochains matchs car il estime avoir trop peu d’expérience avec les 3 matchs amicaux qui se sont déroulés avant la saison. En Suède, avant d’entamer la saison, les équipes font 8 à 10 matchs amicaux. Il programme de bons entraînements avec beaucoup de pratique pour être optimums pour les playoffs. Il va faire progresser les joueurs sur la première partie de la saison.
Que pense t il du physique des joueurs ? Il pense qu’ils sont encore limités physiquement par manque de pratique durant l’été. A partir du début du championnat et après discussion
avec le capitaine de l’équipe, Lionel Bilbao, ils ont décidé d’inclure un entraînement physique chaque semaine. Il aimerait aussi bénéficier d’une heure de glace supplémentaire,
mais comme pour toutes les catégories et de par la grande fréquentation de Végapolis, il est difficile de trouver des créneaux supplémentaires.
Il trouve que les matchs commencent très tôt en rapport des autres pays européens (en Suède, la saison commence début octobre et il y a 2 à 3 matchs par semaine). Les joueurs, selon son programme,
seront mieux dans 2 à 3 semaines. Par contre il les trouve très motivés.
Son expérience avec les matchs amicaux lui font penser qu’il y a une bonne vitesse, mais qu’ils manquent encore de physique et de réflexion dans leurs actions. Il pense que ce manque de
jugement provient de l’enseignement même du hockey dès le plus jeune âge. En suède, les jeunes sont initiés dès le plus jeune âge aux tactiques de jeu, il pense que c’est ce qui manque au
hockey français pour progresser. De plus, le nombre de pratiquants est très largement supérieur en suède du fait de la présence de très nombreuses patinoires permettant ainsi d’effectuer une
plus forte sélection des meilleurs éléments (il y avait en 2005/2006 307 patinoires couvertes et 144 patinoires en plein air, 644 clubs de hockey comportant 2868 équipes). Par exemple, pour sa ville
qui comporte 60000 habitants, dans un rayon d’une heure de voiture, on peut trouver 8 patinoires. Le fait que la Suède ait remporté la coupe du monde et la finale des jeux olympiques est une
bonne chose pour le hockey suédois, c’est une reconnaissance du travail des entraîneurs. Cela a aussi augmenté le recrutement parmi les jeunes.
Au niveau du recrutement chez les Vipers, il estime que l’équipe devrait comporter
quelques joueurs de plus pour pallier à tout manque dû par exemple à une blessure. Pour lui, il faudrait 20 à 22 joueurs avec 2 ou 3 gardiens pour avoir une équipe parée pour la ligue Magnus. Quand
on tourne à 16 ou 17 joueurs comme c’est le cas actuellement, la fatigue se fait sentir et le joueur a une baisse de régime après 25 à 30 minutes de jeu. Pour lui ce peut-être un
problème.
Quelle est son impression d’avoir un deuxième championnat qui commence en même temps que le championnat D1 (Coupe de la Ligue) ? Pour lui ce qui est important c’est de
pratiquer, donc cette coupe peut être une façon de pouvoir travailler le jeu. Plus il y aura de matchs, plus l’équipe progressera. Il espère donc pouvoir profiter de cette opportunité pour
faire jouer son équipe. Gagner contre Gap (2 matchs) permettrait de jouer 2 matchs supplémentaires. Mais il ne faut tout de même pas perdre de vue le championnat D1.
Comment Peter se comporte t il vis à vis des joueurs ? Il a 2 comportements, sur et hors glace. En dehors de la glace, il se comporte en ami, il est à l’écoute des joueurs. Il est
important d’avoir de bonnes relations avec les joueurs. Le fait de ne pas avoir de bonnes relations avec les joueurs se ressentira sur la glace :‘si vous n’avez pas de bonne
relation avec les joueurs, vous ne gagnez pas le match’. Il parle avec tous les joueurs même de choses qui n’ont pas à voir avec le hockey, leur coupe de cheveux, les problèmes
qu’ils peuvent avoir en dehors du hockey… Il veut qu’ils soient bien dans leur tête et parler des problèmes permet de les évacuer. C’est important qu’ils soient libérés
de cela pour bien jouer. Par contre sur la glace il est le coach.
Peter nous confirme la différence de vision du hockey entre le continent européen plus tactique et l’amérique du nord plus physique.
Concernant l’arbitrage, il est trop tôt pour qu’il donne un avis, il n’a pas vu assez de matchs. Sa connaissance du milieu du hockey français va croître avec le déroulement du
championnat.
Peter a l’air bien informé de l’ambiance qui règne à Végapolis lors des matchs de championnat et a entendu parler de nos Vippy’s. Il attend de voir la prestation du public et de nos pompom girls. Il ne faudra pas le décevoir lors du premier match à domicile.
Que fait Peter quand il n’est pas à la patinoire ? Il aime pratiquer quelque chose de totalement différent, il aime le golf. Il se vide la tête. Il a amené son matériel de suède. Cela lui
permet de se relaxer. Il aimerait pouvoir jouer 3 à 4 fois par semaine.
Il pratique aussi du sport en club. C’est important pour son mental.
Enfin pour finir, sinon l’interview n’en serait pas une, Peter aime les tomates.
Merci Peter de nous avoir accordé votre temps après avoir entraîné l’équipe. Nous vous souhaitons une très bonne saison et RDV est pris pour faire un bilan à la fin de la première phase.
Claudine & Christophe
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